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À Montpellier, Parcelle473 fait du plan de métro un terrain de street art

Élise Saint-Amans 2 min de lecture
À Montpellier, Parcelle473 fait du plan de métro un terrain de street art

Un même plan de métro, une centaine de façons de le réinventer : à Montpellier, le musée Parcelle473 présente une exposition baptisée « Dans ses artères coule la vie ». Ce mercredi 28 octobre, les artistes urbains transforment une carte parisienne de 1948 en support de création. Découvrez nos suggestions pour profiter de Montpellier ce week-end en lisant Nos idées sorties pour le week-end du 28 au 31 août à !

À l’origine du projet, un plan chiné aux puces par Jérôme Dauchez. Au total, 130 artistes ont relevé le défi : chacun s’est emparé de cette même carte pour en faire une œuvre. Le musée montpelliérain en expose une centaine. Selon les créations, les lignes du métro restent visibles, nourrissent les formes ou disparaissent complètement sous les interventions.

Six univers pour explorer les œuvres

La visite s’organise autour de six univers : portrait, lettrage, abstraction, figuration, fantastique et bestiaire. Côté écriture, le tag noir au marqueur large de Tanc côtoie l’idéogramme au pinceau de L’Atlas. Ender assemble des bandes de ruban adhésif portant la mention « FRAGILE » pour faire surgir un planisphère du réseau parisien.

L’abstraction offre d’autres détours : de larges rubans colorés chez Franck Noto, une géométrie acérée et texturée chez EvazéSir, un vortex créant un effet optique chez Lady M. Le plan devient aussi le décor de figures humaines. Kouka Ntadi y dessine un guerrier muni d’une lance, tandis que Jo di Bona fait apparaître Édith Piaf parmi des affiches lacérées. M. Chat en tire un journal de bord retraçant 27 ans de vie d’artiste.

Des poissons volants au tigre bleu

Le parcours bascule ensuite vers l’imaginaire. MonkeyBird mêle singe, oiseaux et cage dorée dans une architecture monumentale. Ardif propose une gargouille métamorphique, tandis que le Montpelliérain Nubian fait voler des poissons sous parachute.

Le bestiaire réintroduit enfin la nature dans cette trame urbaine, avec notamment un rat dégoulinant de Bordalo II et un tigre bleu de Fragments. D’une salle à l’autre, cette carte commune permet de découvrir des styles très différents.

Élise Saint-Amans

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