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À Montpellier, la sombre légende de la Maison du Sacrifice

Élise Saint-Amans 2 min de lecture
À Montpellier, la sombre légende de la Maison du Sacrifice

En ce samedi d’Halloween, détour par une sombre légende montpelliéraine : celle de la Maison du Sacrifice, aussi appelée Maison du Crime. Les récits locaux situent cette demeure face au couvent des Dominicains, au débouché de la rue Fabre.

Son inquiétante réputation tient à une histoire racontée par Louis Grasset-Morel dans son ouvrage Montpellier, ses sixains, ses îles et ses rues, ses faubourgs, paru en 1908. Un enfant de domestiques aurait disparu de la maison. Les recherches auraient conduit à une pièce verrouillée, où son corps aurait été retrouvé après que la porte eut été forcée. Découvrez toutes nos suggestions pour profiter du week-end à Montpellier en lisant Nos idées sorties pour le week-end du 28 au 31 août à.

Le récit met en cause le fils d’un magistrat. Grasset-Morel rapporte deux versions : un meurtre après des violences sexuelles, ou un sacrifice au diable. Il s’agit bien d’une légende, dont les chronologies divergent selon les versions.

Toujours dans le récit de Grasset-Morel, le suspect aurait fui et le parlement de Toulouse aurait ordonné la démolition de la demeure. Celle-ci aurait finalement été purifiée plutôt que détruite. L’ouvrage rapporte ensuite son achat par les religieuses du Vignogoul en 1682, puis la bénédiction de leur chapelle le 30 juin 1683. Une version contemporaine place pourtant le crime en 1683 et raconte que les passants se signaient devant la maison pour conjurer le mauvais sort.

Élise Saint-Amans

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